mardi 1er août
Si vous aimez les plages à surfeurs, les bars animés de musique et d’alcool, pouvoir rencontrer d’autres touristes … alors ne venez pas à Mataram.
Voilà les raisons qui m’ont amené dans cette ville. J’avais envie d’être confronté à d’autres lieux que ces paradis artificiels pour consommateurs d’un tourisme facile.
Et puisque ce n’est pas cette facilité que je recherche, mon hôtel se trouve à plus d’une heure et demi de marche de ce qu’on pourrait appeler le centre ville.

Là aussi , si vous souhaitez trouver les repaires connues de nos grandes villes occidentales ne venez pas à Mataram.
C’est une ville qui s’étale sur plusieurs dizaines de kilomètres et dont j’ai faillit ne pas en comprendre le sens, un peu comme Calgary au Canada qui restera pour moi , à jamais, une énigme.

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J’ai quitté Kuta Lombok le matin à 7h30 à bord d’un mini-van de 6 places avec chauffeur, rempli de pétasses anglophones dont les conversations me semblent tout aussi intéressantes que le bruit des ailes d’une mouche posée sur le postérieur d’une vache juste que celle-ci ne s’adonne à un de ces passe-temps favori, c’est à dire déféquer avec un stoïcisme à en faire frémir Sénèque dans ses meilleurs jours.
Heureusement, j’ai la célèbre place du mort, la fameuse près du chauffeur, car non content d’avoir à entendre ces pipelettes, j’aurais pu également les voir, elles sont sur les places arrières.
Elles iront certainement dans une autre ville juste après Mataram ,mais ça, je m’en moque et c’est d’ailleurs ce genre de personnes que je souhaite fuir.
Le mini-van me laisse près de mon hôtel, le Bale Rama Hotel.
Après m’être installé, je tente de comprendre un peu mieux le sens de cette ville, il me faudra un peu plus de deux heures de marche pour arriver sur la jetée, et voir la mer.
L’avantage de cet inconvénient, je sais c’est un peu bizarre à lire, d’une ville si étalée c’est qu’elle permet en la traversant d’offrir plusieurs quartiers.
Ici je sens bien que peu avant moi ont eu cette même démarche.
Les indonésiens sont des gens très amicaux, j’ai déjà pu m’en rendre compte, mais ici peut-être plus qu’ailleurs.
il ne m’est pas difficile de converser avec eux, quand leur niveau d’anglais est suffisamment moins mauvais que le mien (ce qui, en fait, ne représente guère un exploit linguistique pour mes interlocuteurs), tout comme Faeruzza et Abd Azis, dont je me suis arrêté devant leur maison pour la prendre en photo, tant je trouve la battisse magnifique.

Ils m’expliquent que cette maison a été conçue par leur soin, du moins pensée.
Ils sont ingénieurs structure et leur grand frère est architecte.
Et c’est pour moi un réel plaisir, semble t-il partagé, que ces pauses, ces rencontres.
Au bout de la route, il y a la mer, ici pas de sable blanc mais plutôt un sable noir , pas de baigneurs ou alors quelques enfants, des locaux.

Sur la plage des bateaux de pêcheurs et des bicoques où le poisson est fumé , salé ou cuit sur place par des femmes à l’ouvrage. Les hommes quant à eux , recousent les filets endommagés ou se reposent de leur pêche en jouant aux dominos.
de vraies recontres

Partout des enfants m’accompagnent avec leur vélo ou à pieds souvent nus, et chaque regard échangé s’accompagne d’un sourire auquel j’aime répondre.Là aussi je m’arrête pour échanger quelques mots. Sur la jetée, Eddy m’invite même chez lui pour déguster des beignets de bananes cuits par sa sœur.

Toute la famille m’accueille dans son humble demeure. C’est une journée riche en émotions et en rencontres , je la termine en dînant non loin de mon hôtel dans un Warung, un poisson au grill accompagné de nouilles sautées(Mie Goreng) . Ici pas de bière, islam oblige, d’autant que la ville n’est pas suffisamment courue par les touristes étrangers pour adapter cette tolérance.
Le tout pour 65 000 roupies (soit environ 4,30 €) .

Le midi , j’avais déjeuné des nouilles sautées aux légumes (Mie Goreng) assez moyennes avec un genre de boisson à base de thé assez mauvaise (à mon goût) pour 25 000 roupies (soit environ 1,70 €).
mercredi 2 août
J’avais espéré pouvoir louer un scooter pour profiter mieux de l’agglomération de Mataram . Mais je me rends bien vite à l’évidence , ce genre de service n’est possible que dans des villes touristiques. Un peu moins que la veille, je l’arpente à nouveau à pied.
Et à chaque rue, c’est un bonheur permanent que ces rencontres.
A midi, je déjeune, non loin de mon hôtel, dans un Warung avec uniquement des locaux , en choisissant dans les diverses gamelles proposées, ce que je souhaite et je m’en tire pour 25 000 roupies (soit environ 1,70 €).
Le soir je dîne dans un warung, le Pondok Pedas, de type street food, un nasi goreng (du riz sauté), le premier depuis le début de mon périple, aux fruits de mer , c’est comme un paella mais d’ici et un banana milk shake pour 35 000 roupies (soit environ 2,30 €), un délice !
J’ai la chance de faire la connaissance de Eddy le patron du warung Pondok Pedas qui parle super bien anglais.


Demain j’entame un grand écart mais pour savoir lequel un peu de patience, car c’est déjà demain .
- chambre double , grand lit
- douche chaude
- petit déjeuner assez moyen
- wifi moyen
- un peu bruyant
- propre
- personnel charmant, même si peu parle anglais
- climatisation dans la chambre
- 2 petites bouteilles d’eau dans la chambre à mon arrivée
- la TV