Sommaire [afficher]
Phayao, hors circuits
Je ne sais réellement ce qui m’a mené à cette ville.
Peut-être que…
Jin, la propriétaire du Born Guest House de Chiang Mai, en guise d’une prochaine étape de mon périple m’a suggéré la ville de Nan.
Pour avoir un bus depuis Chiang Mai, il me fallait passer par Phayao. Dans la réservation des bus, comme un chaînon manquant ne me permettait pas de rallier Phayao à Nan.

Surement un signe pour me suggérer de tenter Phayao.
Le mécréant que je suis a envie d’y croire.
En bus pour Phayao
lundi 26 décembre 2022
Trois coups de fourchettes à Chiang Mai et avant midi, je laisse mes amis Marie et Antoine prendre leur bus et m’embarque à bord du mien.
Peu après 3h d’un trajet sans encombre sur des routes vallonnées, me voilà au terminal bus de Phayao. L’hôtel, le Sabuy Best Hotel, est juste à 10 minutes de marche.
Et même pour un type chargé de deux gros sacs à dos
Bon clairement la ville ne semble pas très grande et y rester seulement 2 jours et demi me parait bien suffisant.
Petit bonus de l’hôtel, le prêt gracieux d’un vélo.

Il y a vélo et vélo…de prêt.
Il est clair qu’avec celui-ci je ne tenterais l’aventure d’un voyage avec.
Quelle lumière
Dans cette petite ville qui de prime abord semble endormie, ce qui va me frapper ce premier soir, c’est cette incroyable lumière du soleil couchant.
Tout en Thaï
Après m’être délecté de ces tableaux si bien colorés par dame nature, c’est d’une autre nourriture dont je me mets en quête.
Un autre détail, mais pas des moindres, me saute au visage comme la grenouille sur son rocher.

Dans une ville, qui ne voit que très peu, voire pas de touristes extra-nationaux, tout ici est écrit en thaï…aie aie aie
Mais c’est sans compter la bienveillance de ce peuple.
Quand je parais trop perdu dans la traduction, il se trouve toujours une rare, mais ô combien précieuse, personne anglophone venant à mon aide et jouant l’interprète.

Fort de cette aide mais aussi, technologie aidante, de mon Google Translate, j’arrive à trouver mon bonheur culinaire au marché de nuit.
Comme un faux air de lac Inlé
mardi 27, mercredi 28 décembre 2022
Tantôt en vélo, à pédaler comme un dératé ou à pieds, j’essaie de percer le secret de la ville.
Avec son énorme lac, Phayao me fait penser, certes de loin, à Nyaung Shwe et le lac Inlé au Myanmar. Sauf qu’on dirait qu’il n’y a jamais eu ici, la volonté de développer le potentiel touristique de la ville et de son lac.
comme un peu partout en Thaïlande,
à Phayao, les gens font de l’exercice en extérieur en fin d’après-midi
La corniche le long du lac avec ses restaurants qui y font face, son marché culinaire de nuit, sa nonchalance….
Tout cela en fait, à mon sens, des atouts qui seraient aisés de mettre en valeur pour de cette coquille en faire naître une perle.
Ou alors, n’ai-je peut-être pas su percer le secret, si secret il y a.
Toujours est-il, demain sera un autre jour et celui de mon retour à Chiang Mai pour y finir l’année.
Mais ça, comme la formule consacrée, c’est déjà une autre histoire.
A suivre…